Les briquets à essence et à gaz

Les briquets à essence

Répandus depuis le début du XXe siècle, les briquets à essence doivent beaucoup à l’usage militaire puis à la diffusion des modèles à pierre. Leur réservoir contient une essence spécifique ou un alcool à brûler qui imprègne une mèche par capillarité. La roue métallique frotte une pierre et produit des étincelles qui enflamment les vapeurs au niveau de la mèche. L’autonomie reste importante et la recharge se fait facilement. La flamme, ample et jaune orangé, provient d’une combustion incomplète et peut émettre des fumées noires en atmosphère peu ventilée.

La flamme de type Zippo

La flamme dite Zippo illustre le comportement d’un briquet à essence classique. Elle se maintient même par vent modéré grâce au capuchon perforé qui canalise l’air. Sa coloration chaude traduit une température inférieure à celle d’un jet de gaz comprimé et une part de suies liée au carburant liquide.

Les briquets à gaz

Le briquet à gaz moderne apparaît en France à la fin des années 1940, avec des modèles de table puis de poche. Le principe repose sur la libération d’un gaz inflammable, le plus souvent du butane, et son allumage par étincelle générée par une molette et une pierre. La production industrielle des années 1960 popularise ces briquets du quotidien, devenus légers et peu coûteux. Certains modèles conservent un allumage à pierre, d’autres adoptent un déclenchement électronique.

Briquets automatiques à allumage électronique

Les versions dites automatiques emploient un dispositif piézoélectrique ou électronique. La pression sur un bouton libère le gaz et crée l’étincelle au brûleur. L’allumage gagne en régularité et le mécanisme s’use peu, ce qui prolonge la durée de service lorsque le réservoir reste étanche.

Briquets tempête ou chalumeau

Les briquets tempête, parfois appelés chalumeau, adressent le problème de la dispersion du gaz au vent. Un injecteur étroit comprime le flux et produit une flamme bleue issue d’une combustion plus complète. Le jet se concentre en pointe et atteint des températures pouvant approcher 1300 °C, ce qui assure une stabilité remarquable en extérieur et une mise à feu rapide.

Recharge et longévité

Les briquets à essence se rechargent en imprégnant la ouate du réservoir et en remplaçant, si besoin, la mèche et la pierre. Les briquets à gaz rechargeables disposent d’une valve qui accepte le butane en cartouche. De nombreux modèles jetables, qu’ils soient à pierre ou électroniques, ne possèdent pas de valve de remplissage et ne se rechargent pas. Les versions tempête et la plupart des briquets de collection restent rechargeables, ce qui prolonge notablement leur durée d’usage.